lundi 6 juillet 2015

Alors, pas trop dur le retour ?

Retour

C'est la question que l'on me pose depuis 2 mois ! Au début je m'agaçais poliment, le sourire aux lèvres "Mais non enfin, je suis ravie d'être rentrée ! Après tout, je l'ai choisi aussi. Et puis ça me fait du bien d'être de retour dans un univers qui m'est familier, entourée de mes proches."

Et puis, passée l'euphorie de la reprise d'un nouveau job, d'emménager et de meubler un nouvel appartement, je me suis effondrée de fatigue début juin. Je me suis prise un contrecoup en pleine figure. Après les retrouvailles entre amis, les enchaînements de restaurants pour fêter le retour, l'arrivée de la chaleur, la relation à distance difficile à construire, je me suis un peu demandée ce que je foutais là. Personne ne m'avait attendue, la vie reprenait son cours et il fallait que je la reconstruise. 
Tout ne serait plus comme avant : les copines ne sont plus à disposition quand on en a envie, partir en week-end me coûte 150€ en transports uniquement alors que je m'éclatais en Inde pour 3 fois moins tout inclus, tout le monde se plaint, les gens marchent lentement dans la rue, la tête baissée sur leur smartphones sans regarder où ils mettent les pieds, le métro est un calvaire social...

Alors un dimanche de grosse lose, à me lamenter sur mon sort et encore en train de me goinfrer (l'excuse "j'ai le droit, j'en ai pas eu pendant 2 ans" doit cesser au bout d'un moment, mais dans ma tête c'est un petit peu plus compliqué)... Je me suis dit que ce n'était plus possible. J'ai tapé "cours boxe Paris" dans Google et après quelques comparaisons, j'ai passé un coup de téléphone au Battling Club pour vérifier s'ils prêtaient bien une paire de gants pour le cours d'essai à 15€.

2H après, boudinée dans une tenue de course et mal à l'aise, je débarque sous la verrière du club. J'avais pourtant essayé de me remettre au sport. 2 semaines plus tôt, j'avais couru les 15KM de Nike Women en 1H45. Ce n'était pas une performance (je trottine assez lentement, en dessous des 9km/h) et si j'ai couru avec plaisir grâce à la magnifique météo à laquelle nous avons eu droit ce matin là, j'ai réalisé que je n'aimais pas trop ça. Je m'ennuie et c'est la croix et la bannière pour me lancer.

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La boxe, j'en avais un peu secrètement rêvé. Je cherchais un sport pendant lequel je puisse me défouler, me muscler, transpirer, avoir confiance en moi et surtout j'allais pouvoir profiter des conseils d'un coach et d'une émulation de groupe. On est seule dans son effort, mais le groupe aide beaucoup moralement.

J'ai donc enfilé mes gants de boxe (et j'ai réussi à me débarrasser de l'odeur seulement 48H plus tard, beurk) et démarré mon premier entraînement le dimanche 21 juin. J'ai tellement adoré que je me suis offert directement un abonnement illimité pour 1 an. La folie.

Quinze jours plus tard, j'en suis à mon cinquième cours et j'attends le prochain avec impatience. Moi, la fille qui n'aime pas le sport et qui se vautre telle un loukoum dans son canap' chaque soir devant le replay du Petit Journal quand elle n'est pas en terrasse en train d'enchaîner les pintes de bière et les plateaux de charcuterie ! Peut-être que cette tenue aide à me motiver ?

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Blague à part, en vrai ce que j'aime avec mes cours de boxe (française au fait : donc on utilise les poings et les jambes), c'est qu'on n'est pas dans la culture fitness du "beau corps" mais plutôt dans une performance, du cardio et une super ambiance. 

Chaque séance d'1H30 est découpée en 3 étapes : échauffement et enchaînement d'exercices sur les sacs, puis mise en pratique de ces derniers en duels et enfin on termine sur le ring avec règles imposées (par exemple utilisation des bras uniquement pour l'une versus utilisation des jambes uniquement pour l'autre) et on enchaîne des mini combats pendant 2 minutes en alternant les partenaires. La séance se termine généralement par des étirements ou abdos si le coach est d'humeur maso.

On n'est pas là pour se mettre des pains dans la gueule (on est débutantes hein), les coups doivent être précis, bien portés mais ne doivent pas faire mal. On touche l'adversaire, on ne la frappe pas. Tout est dans la maîtrise, l'apprentissage des règles : "toucher sans être touchée" et la motricité. On se déplace, on esquive, on appréhende le prochain direct, on chasse du pied pour se défendre... Sa sue, ça rit, ça souffle, ça court, ça bouge vite, les mouvements sont brefs, secs, 2 minutes deviennent interminables mais passent si vite en même temps.

Je ressors de chaque séance rassasiée et le sourire aux lèvres. J'en parle à tout le monde autour de moi et j'ai même réussi à ramener une copine à un entraînement. Prochaine étape ? Je me suis dit qu'un régime ne serait pas de trop... J'ai vraiment pris beaucoup de poids (même si ça ne se voit pas tellement) et je me dis qu'avec le bien-être que le sport m'apporte au niveau de l'humeur, de la fatigue positive qui s'en suit, il fallait que je réapprenne à manger pour me sentir mieux dans mon corps petit à petit.

Il y a quelques mois j'étais tombée sur l'article de Clyne qui témoigne au sujet du "nouveau régime IG". Je vous invite à lire son article (ici) qui est extrêmement intéressant et très motivant. En y repensant, je me suis empressée de relire son expérience et j'ai directement commandé le fameux livre cité + le livre de recettes pour m'inspirer, car je ne sais rien faire de mes 10 doigts quand il s'agit de cuisiner. Je commence lundi prochain...

Quand j'ai dit aux filles de la boxe que je me donnais 1 an pour perdre 10kg, elles se sont exclamées "oooh tu vas te marier ?" Non. Je vais reprendre possession de mon corps !

samedi 16 mai 2015

Carnet de voyage : Myanmar - La Birmanie (première partie)

Myanmar

Déjà... Comment s’y rendre ?

En avion depuis l’Europe, ou bien en taxi depuis la Thaïlande. En effet la frontière est ouverte au Sud-Est. Renseignez-vous bien avant de la traverser et consultez les dernières infos en ligne car le pays évolue si vite !
N’oubliez pas de faire une demande de visa avant de partir. Personnellement depuis Chennai je n’avais tout simplement pas d’autre choix que de faire une demande de e-Visa. Ca coûte une blinde (50$US) mais ça vous permettra de ne pas vous déplacer et de tout recevoir par mail dans la journée.

A Myanmar (Birmanie) le tourisme se développe petit à petit. Internet n’est arrivé qu’il y a quelques années et une immense partie du pays n’a toujours pas accès à l’électricité ou à l’eau potable. De ce fait, le parc hôtelier est lui aussi en pleine mutation. Il y a peu d’offre et de concurrence, le marchandage n’est pas très facile et on se retrouve vite à payer assez cher une chambre un peu miteuse.

Quand en Inde, pour 10-15€ par personne on peut se retrouver dans une chambre double dans hôtel clean avec salle de bain, clim et WiFi impec à la réception et parfois même une piscine... pour cette somme à Myanmar vous vous retrouverez à partager un dortoir avec d’autres voyageurs, ou avec un peu de chance seulement votre salle de bain. Bien sûr, cela dépendra de la ville dans laquelle vous vous rendrez, de la saison et des chambres disponibles lorsque vous arrivez sur place, mais prévoyez un budget conséquent si vous tenez particulièrement à votre confort (je pense aux couples, aux familles qui voyagent avec des enfants en bas âge par exemple) ou bien préparez-vous pour l’aventure si vous n’êtes pas du tout habitués à voyager dans des pays émergents !

Myanmar

Comme d’habitude, je vous fais part de ce que j’ai vu et de mon expérience toute personnelle. Mon expérience ne fait pas autorité, ce n’est ni un travail journalistique ni sociologique donc prenez mon récit uniquement comme de petites indications qui pourraient éventuellement vous aiguiller pendant votre futur séjour :)

J’ai passé 2 semaines à Myanmar et je tiens à préciser que je n’ai pas une seule fois été confrontée à la misère humaine (qui peut parfois être choquante en Inde).

Pourtant ici les gens vivent avec 3 fois rien. En effet Myanmar est un pays très rural et en dehors des villes (ou les loyers atteignent des sommes incroyables, comme à Yangon par exemple), il est très commun de traverser des villages uniquement composés de maisons sur pilotis faites de bambou tressé, où le courant n’est disponible que la nuit grâce à de rares panneaux solaires. Pas de salle de bain ni de toilettes chez l’habitant, plutôt une petite cabane au fond du jardin pour tout le lotissement et un point d’eau pour la toilette en public où tout le monde se cache sous son longyi !

Myanmar

L’huile en grande quantité et quelques épices pour relever les mets font de la cuisine de Myanmar un calvaire diététique… Oubliez votre régime, fermez les yeux sur les plats qui baignent littéralement dans une huile dont on ne sait pas trop d’où elle sort… Mais régalez-vous ! Soyez curieux dès les premiers jours, et armés de quelques cachets d’imodium vous allez pouvoir goûter à des plats complètement dingues !

La street food est riche en gout, les cuisinières adorables et la bière rarement fraîche mais on passe toujours un très bon moment. Testez la salade de feuilles de thé ou d’avocat, le poisson séché, le poulet aigre doux, choisissez une soupe au hasard et gardez un petit bol de riz vapeur à portée de main pour calmer un malheureux croc dans un piment bien caché. Je vous recommande vraiment de fuir les restaurants dès que votre estomac sera un peu habitué : tout se passe vraiment dans la rue !

« Which country ? » France ! « Aaaah, very good country ! » (l’échange rapide avec les chauffeurs de taxi ou tuk-tuk est à peu près le même pour tout le monde, dans toutes les villes et peu importe votre nationalité j’ai l’impression !)

Myanmar

En dehors des commerçants et chauffeurs donc, je n’ai pas beaucoup eu l’occasion de converser plus en détails avec les habitants de Myanmar. Toutefois lors de ma deuxième semaine, j’ai retrouvé Sophie, une amie Australienne à Bagan. Elle revenait du salon littéraire de Mandalay avec 2 jeunes étudiantes Birmanes rencontrées là-bas. Nous avons passé 1 journée toutes les 4 ensemble à parcourir les pagodes de Bagan en e-bike. Et si au premier abord le gap culturel ne se voit pas tellement (les filles n’hésitaient pas à dégainer leur iPhone 6 pour prendre des selfies devant les pagodes, adorent faire du shopping à Bangkok et ont un vocabulaire anglophone à faire pâlir de jalousie beaucoup de touristes français), il suffit de gratter au-delà des apparences pour y trouver une tradition persistante.

Annica et Yolanda ont la vingtaine et ne buvaient pas une goutte d’alcool, gloussent poliment et secouent la tête d’un air de dire « non mais ça va pas, mon père ne me laisserait jamais ! » lorsqu’on leur demande si elles ont souvent des rencards avec les garçons, nous assurent sérieusement et sans amertume que oui, elles vivront chez leurs parents jusqu’au mariage, mais que leur plus grand rêve c’est d’aller étudier à la London Business School dont elles connaissent limite par cœur les programmes d’enseignement. J’avais en face de moi la toute première génération issue de classe moyenne (supérieure ++ quand même) qui partira étudier librement à l’étranger !

En termes de sécurité, je ne me suis pas sentie une fois menacée. J’ai passé un petit peu plus de la moitié de mon voyage en solo et tout s’est très bien passé. Pas ou peu d’arnaques visant les touristes, les arrivées en bus de nuit au milieu de nulle part à 3h du mat se font sous l’attente impatiente des rabatteurs d’hôtels et des taxis, et les zones interdites aux touristes sont clairement délimitées et infranchissables. La seule anecdote à la limite que j’aurai à vous raconter, c’est un soir à la plage de Nweng Saung au restaurant lorsque je bouquinais seule en attendant mon plat : un serveur est venu me voir pour me demander d’une voix inquiète si j’étais « happy ». « Because sometimes, alone people are sad. Alone, not good. Are you OK ? » J’ai bien sûr éclaté de rire en lui disant que tout allait à la perfection, que j’adorais mon livre et que j’avais passé une bonne journée donc que j’étais « happy ». Il s’est retourné vers ses collègues pour traduire et tout le monde a rigolé avec moi (mais peut-être se moquaient-ils ? Allez savoir !).

Myanmar

Je peux vous confirmer que les habitants de Myanmar sont très accueillants, très aidants et même si l’anglais n’est pas toujours très bien compris ni parlé, tout le monde fait beaucoup d’efforts pour faciliter la vie des touristes. Ponctuez vos requêtes de quelques « Bonjour » et « Merci » en birman et hop, c’est dans la poche :)

Je vous donne rendez-vous pour la deuxième partie de ce carnet de voyage dans un second post où je récapitulerai mon itinéraire ainsi que mes conseils détaillés. A très vite !

10 conseils pour voyager en Inde - Partie 3

POV POV
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Voilà, après 1 mois et demi de périple en sac à dos, à (encore) dormir chez des amis ou dans des appartements qui ne m'appartiennent pas, je redémarre une nouvelle vie à Paris. Avant de vous raconter tout ça et partager avec vous ce que je ressens... je publie enfin mes ultimes conseils pour voyager en Inde !

A noter qu'une nouveauté à vu le jour depuis mon premier post : les ressortissants français peuvent désormais faire une demande de e-visa touriste pour l'Inde ! Renseignez-vous ici pour le détail des modalités et profitez-bien de votre voyage ;)

7) Quels souvenirs ramener ? Et oui, on a toujours envie de ramener un peu d'Inde chez soi... Voici tout ce que j'ai ramené et/ou offert en masse à mon entourage à chaque retour !

Beauté :
- huile de coco : ça ne coûte rien (mois de 1€ le flacon), ça sent tellement bon et c’est bon pour la peau et les cheveux secs !
- huile d’amande : idem, mais allergène donc à utiliser avec précaution
- henné et poudres pour cheveux (vendus sous le nom de « hair pack »)
- gels à l’aloé vera pour hydrater la peau après un méchant coup de soleil ou soigner les impuretés des peaux à problèmes (à acheter dans des échoppes et surtout pas en boutiques "touristiques")
- khôl pour un regard de princesse bollywoodienne
- La plupart des shampooing, gels douche et lessives sont vendus en format voyage ou en miniatures d’échantillons : faites le plein, ça peut servir pour d’autres voyages !

Le tout s’achète dans n’importe quelle petite supérette ou échoppe de rue : les prix sont fixes et extrêmement bas. Ne pas hésiter à montrer les photos des produits si on ne vous comprend pas (ça m'est arrivé pour acheter des sacs poubelles...)

Nourriture :

- Thé
- Epices : safran (l’épice le plus cher au monde est vendu là-bas moins cher qu’en France forcément), curry massala pour parfumer son thé au lait ou les plats en sauce, poudre tikka massala pour les grillades….
- Recettes apprises et notées ici et là dans les restos pour lesquels vous avez eu des coups de cœur culinaires

Accessoires & vêtements :

- Bijoux en argent : bagues, colliers, pendentifs, bracelets… la plupart venant du Cachemire ou du Ladhak, dans l’Himalaya. Vous pouvez faire de très bonnes affaires si vous négociez fermement les prix ! En effet, on se laisse souvent aveugler par la rareté et la beauté des bijoux vendus. N’oubliez pas de tout repasser en € et posez vous les bonnes questions : est-ce qu’en France vous mettriez 100€ dans un bracelet sur un coup de tête ? Usez de toute votre diplomatie pour faire baisser les prix de 20 à 30% selon ce qui vous semble le plus juste.

A titre indicatif, je ne paye jamais plus de 1500 roupies une bague, 5000 un bracelet et 3000 un pendentif en négociant la chaîne qui l’accompagne par exemple.

- Les pashminas et foulards en soie : j’ai fait les meilleures affaires au marché Goubert de Pondichéry chez Aroul. Entre 100 et 300 roupies le carré de soie selon négociation, entre 250 et 600 roupies le pashmina suivant négociation et qualité du produit.

Attention, chaque commerçant a sa petite histoire sur la qualité des pashminas. En 2 ans je n’ai toujours pas réussi à démêler le vrai du faux : certains vont vous vendre 200€ un plaid en expliquant que c’est du vrai poil de pashmina, celui qu’on retrouve sur les boucs des montagnes de l’himalaya. D’autres feront le coup de la bague, à savoir que si le pashmina glisse tout seul à travers un anneau, c’est que c’est un vrai. D’autres vont frotter le tissu : s’il peluche c’est du lapin, sinon c’est un vrai. D’autres sortent carrément le briquet pour en brûler un bout : si ça sent le cochon grillé comme tes cheveux : c’est du vrai poil, si ça sent le plastique alors c’est du synthétique. Franchement, à force il ne faut plus y prêter attention : n’achetez que ce qui vous plaît et au prix qui vous conviendra le mieux ! L’important c’est de ne pas se sentir lésé et d’avoir le sentiment d’avoir fait le bon deal, c’est tout ;)

- Chaussures : profitez de votre passage à Mamallapuram pour vous faire faire des sandales en cuir sur mesure. Négociez bien en dessous de 1000 roupies (je paye mes paires entre 500 et 800 roupies selon la qualité et le design) et pavanez-vous en rentrant en France auprès de vos copines qui ont lâché 200€ pour des Rondini ;)

Si vous n’êtes pas de passage dans le Sud, ne négligez pas les échoppes du Rajasthan : on trouve de très jolies sandales à sequins et autres joyeusetés de princesse.

- Les vêtements sur mesure : ouvrez l’œil, dans beaucoup de villes et souvent sur les marchés vous tomberez sur des shops de tailleurs. N’hésitez pas à leur rendre visite avec l’un de vos vêtements préféré pour le faire dupliquer avec le tissu de votre choix ! Pourquoi ne pas en profiter pour vous faire confectionner un sari par la même occasion ?

- Le sari : celui-ci s’achète sous forme d’une longue pièce de tissu de plusieurs mètres. La plupart du temps, il faut se rendre chez le tailleur pour faire couper la blouse (la brassière portée en dessous) sur mesure et selon vos propres goûts. Renseignez-vous auprès des marchands lors de l’achat pour négocier les prix et le temps de travail. Si vous êtes de passage ou trop pressée, vous pouvez acheter des blouses toutes faites, mais souvent elles sont basiques et en simple coton donc pas forcément très chic.

- Le linge de maison : j’ai acheté beaucoup de dessus de lit (« bed covers », de grands carrés de coton imprimé) que j’utilise en draps ou dessus de canapé. Certains les tendent contre un mur pour décorer une chambre ou s’en servent comme nappe à pique-nique. Vendus entre 500 et 1000 roupies selon la taille et la négociation, 2 taies d’oreiller sont généralement fournies avec.

- Sur les marchés : faites une razzia de bindis pailletés, de bijoux pour cheveux, de bangles en verre (ces bracelets fins et fragiles vendus par lots de 12, il en existe de toutes les couleurs !), de stickers de divinités hindoues…

- Les fringues de babos : haaa, vous les verrez partout ! Dans toutes les villes les mêmes jupes longues cousues de petits miroirs (même moi j’ai craqué), mêmes lots de sarouels et autres chemises à col Mao imprimés de mots en sanskrit/hindi/je ne sais quoi… Bon vous vous en doutez bien : personne en Inde ne porte ces trucs là et même si vous pensez que c’est pratique de s’habiller en sac à patate parce qu’il fait chaud, la fashion police désapprouve ;)

Astuce : les t-shirts imprimés de divinités Hindoues vendus une blinde sur Urban Outfitters ? Vous retrouverez les mêmes pour 5€ dans beaucoup de boutiques ;)
- Décoration :

Si vous êtes venus avec une valise quasiment vide pour ramener plein de souvenirs, vous allez vous faire plaisir niveau déco !

Dans la plupart des villes du Rajasthan comme dans le Tamil Nadu, vous trouverez de nombreux shops vendant quasiment tous la même chose : tapis, boîtes en papier mâché méticuleusement peintes à la main, bols de méditation, statuettes en tout genre, boîtes à bijoux, peintures anciennes, cadres… Si vous regrettez d’avoir loupé un achat en début de séjour, vous retrouverez surement l’équivalent quelques jours avant le départ dans une autre ville, ne vous inquiétez pas ;)

Et puis il y a tous les souvenirs qui ne sont pas matériels : des cours de langue, une session d’initiation au yoga, une journée de méditation dans un Asrham, une rare photo d’un tigre ou d’un éléphant sauvage dans une réserve naturelle…

Laissez-vous surprendre et soyez curieux !

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8) La sécurité

Mes premières semaines en Inde, j’avais peur. Peur de « l’Autre », de l’inconnu, d’une culture que je ne comprenais pas. Tout me semblait sale, pauvre, vénal, pudique, exclusif, violent.

Tout ça, c’était dans ma tête. Merci qui ? Merci aux médias qui se font un malin plaisir malgré eux à ne partager que de vilaines choses au sujet de l’Inde. Ha, ça, il y en aura toujours des jeunes filles qui publieront des tribunes sur des sites d’infos ou des blogs pour dire qu’elles ont écourté leur voyage en Inde 1 semaine avant la fin tellement elles ont été traumatisées par le regard appuyé des hommes sur leur peau blanche et leurs boucles rousses ou blondes. Ah, ça, il y aura toujours du monde pour vous rappeler que Delhi est la capitale du viol et que certains hommes mal intentionnés pensent que les femmes violées l’ont bien mérité. Soit. Personnellement, j’estime qu’il ne faut pas faire du viol en Inde une phobie maladive. Cela arrive, mais c’est pour moi une épée de Damoclès similaire à celle que j’avais au-dessus de ma tête lorsque je vivais à Paris. Combien de fois m’a-t-on suivie en sortant du métro, parfois jusqu’à mon palier ? Combien de fois le harcèlement de rue a-t-il empêché des filles de s’habiller comme elles le voulaient avant de sortir de chez elle ?

Avant de critiquer l’Inde de si loin, regardez autour de vous et vous réaliserez que certains problèmes de société ne sont pas la spécialité d’un pays donné et que tout est à replacer selon le contexte qui lui est propre.

Si je veux vous parler de sécurité donc, c’est que celle-ci est ailleurs en Inde. Les gens roulent comme des cinglés sur la route, personne ne met sa ceinture ou ne porte de casque et même si vous voulez vous attacher, cherchez-bien : la plupart du temps il n’y aura pas de ceinture de sécurité dans votre véhicule…

Les bus de nuit secouent comme des turbulences en avion pour peu que vous ayez choisi la mauvaise place, et les arrêts pipi nocturnes au beau milieu de nulle part fichent parfois la chair de poule.

Lorsque j’ai eu le feu chez moi, les pompiers sont arrivés pieds nus et sans équipement. Si vous avez affaire à la police, celle-ci est souvent suspecte et il pourra arriver que l’on vous demande un bakchiche. Mais surtout en Inde, l’eau sera votre pire ennemie. Ne buvez jamais l’eau du robinet, ne mangez jamais quelque chose qui vous semble louche ou pas frais. Les intoxications alimentaires en Inde c’est franchement pas marrant et vous n’avez pas envie de vous retrouver sous perfusion à l’hôpital. Badigeonnez-vous de crème anti-moustique si vous ne supportez pas les piqûres et faites attention à vous pendant la mousson : les rues inondées ne sont pas praticables. De plus, les chauffeurs de taxi et d’autorickshaws ne connaissent pas toujours les adresses exactes des endroits auxquels vous voulez vous rendre (j’entends par là qu’ici tout le monde s’en fout des numéros et des noms de rue) : notez toujours un numéro de téléphone ou un point de repère (on vous demandera souvent le « landmark » : le nom d’un temple à proximité, d’un bâtiment administratif, d’un restaurant populaire…).

Bien sûr il y aura toujours des exceptions et ce que je partage avec vous ne fait pas autorité ! Mais quand je vois que c’est à moi de guider les chauffeurs de taxi vers mon hôtel lorsque je visite une nouvelle ville, ça me rend dingue… Alors je préfère vous prévenir ;)

Bon et puis même si l’Inde c’est l’aventure, il ne faut pas être trop intrépide : sachez rester sérieux, humble et ne tentez pas le diable lorsque vous ne vous sentez pas à l’aise face à une situation donnée. N’ayez pas peur de dire NON fermement lorsque vous en ressentez le besoin. Vous êtes là pour passer un bon moment, gardez le sourire. Et n’oubliez pas que si vous avez l’impression que les indiens « n’y comprennent rien » : en fait c’est bel et bien vous qui n’y comprenez rien :) 
Aaah, le fameux « cultural gap » !

POV

9) Lectures

Pour aller plus loin, lire d'autres avis que le mien, vous enivrer de gifs bollywoodiens ou en savoir plus sur la réalité du pays, je vous invite à jeter un coup d'oeil ici : 

- Le blog de Chouyo : expatriée 4 ans à Bombay, Chouyo a réussi à poser des mots sur ce que nous, occidentaux, vivons au quotidien là-bas. J'en ai eu des fous rire, parfois les yeux embués en lisant ses posts très justes. Je les ai quasiment tous partagés à mes collègues et je vous invite à le dévorer à votre tour !

- Le tumblr La Indian Touch : ça fourmille de gifs, de belles images, de vidéos, de docus et d'articles sélectionnés sur l'Inde. J'adore !

- Le compte Instagram de Alex Ogle, un photojournaliste de l'AFP basé à Delhi. Ses photos sont justes, belles, et captent la beauté de l'Inde loin des clichés touristiques.

- Le compte Instagram de Elise Hanna, photographe installée à Chennai. Ses photos lumineuses et poétiques me donnent envie de refaire ma valise pour retourner "à la maison".

- Shantaram, roman de Gregory David Roberts : on m'avait longtemps parlé de ce livre, plusieurs amis l'avaient lu et m'en avaient vanté ses mérites. J'ai acheté ce pavé de 1000 pages un jour de février et l'ai terminé un soir de mai... Ca m'a donc pris un bout de temps pour en venir à bout, mais j'ai savouré chacun de ses chapitres, parfois même pleuré à chaudes larmes quand un de mes personnages chéris meurt et j'ai longtemps rêvé d'aller boire un verre au Leopold Café pour y voir toute la troupe. En gros, cet Australien s'échappe de prison et se retrouve à Mumbai complètement par hasard pendant sa cavale. Il vivra à l'hôtel, dans les slums, tombera amoureux, sera mêlé à la mafia et fera la guerre en Afghanistan (wtf). 
L'auteur aurait réécrit 3 fois son livre en prison et c'est devenu un best-seller. Fiction ou réalité ? On n'en saura jamais rien... Mais clairement un bouquin que je place dans mon top 5. 
Hors sujet mais, ça me fait toujours marrer de voir que les couvertures de ce roman sont soit les ghats du Gange à Varanasi, soit une photo du Taj Mahal à Agra. Alors que toute l'action du roman se situe à Mumbai. Mais bon, il n'y a que moi que ça doit déranger !
- La Cité de la Joie, roman de Dominique Lapierre : je n'avais jamais vu le film ni lu le livre avant d'aller en Inde, finalement je le lirai pendant mon voyage en Birmanie. Sans surprise, ce chef d'oeuvre m'a complètement bouleversée et j'ai fondu en larmes à plusieurs reprises.

- Les fous de l'Inde, délires d'Occidentaux et syndrome océanique, de Régis Airault : sans prétention, après avoir parcouru une bonne partie de l'Inde en tant que touriste pendant presque 2 ans et pour avoir vécu et travaillé dans le Tamil Nadu pendant tout autant de temps... Je pense connaître un petit peu l'Inde, sa beauté comme ses travers. Donc quand j'entends des gens qui n'y sont allés me dire qu'ils sont fascinés par ce pays à cause du yoga, de l'Hindouisme, de la beauté des saris... Je lève un peu les yeux au ciel. Et puis il y a les gens comme Matt... Qui a je pense disjoncté au Népal. Et certains, je le pense, disjonctent complet en Inde. C'est ce dont parle ce livre, qu'il me tarde de lire car c'est un sujet qui me fascine. Voici ce que dit la quatrième de couverture :

"L'Inde rendrait-elle fou ? Un psychiatre, Régis Airault, a constaté que, de Bombay à Goa, de Delhi à Pondichéry, un véritable syndrome indien touche les Occidentaux - pour la plupart des adolescents et des jeunes adultes - qui se rendent dans ce pays. Là plus qu'ailleurs, et de manière plus spectaculaire, il semble que notre identité vacille.

Des personnes jusque-là indemnes de tout trouble psychiatrique éprouvent soudain, sans prise de drogue, un sentiment d'étrangeté et perdent contact avec la réalité. Plus curieux : ces troubles sont presque tous sans lendemain. Revenu chez lui, le voyageur en garde même un bon souvenir et, quelque temps plus tard, il n'a souvent plus qu'une idée en tête : retourner en Inde...

Qu'est-ce donc qui nous attire en Inde ? Pourquoi sommes-nous si fragiles là-bas ? Et que nous apprend sur nous-mêmes cette expérience qui transforme en profondeur notre vision du monde ?
"

Et vous, avez-vous des conseils de lectures ou de blogs à suivre au sujet de l'Inde ? N'hésitez pas à partager vos coups de coeur dans les commentaires : je serai ravie de les ajouter à cette liste !

POV

10) Enfin... AMUSEZ-VOUS et prêchez la bonne parole autour de vous si vous revenez émerveillés de votre voyage en Inde : rendez-lui justice pour que nous puissions voir cet immense sous-continent tel qu’il le mérite. Un pur joyau.

* * *

10 conseils pour voyager en Inde - Partie 1
10 conseils pour voyager en Inde - Partie 2

lundi 30 mars 2015

10 conseils pour voyager en Inde - Partie 2

POV


Hello !

Vous commencez à me connaître : j'ai encore une fois failli à mes engagements et laissé mon blog en plan. Mais c'était pour la bonne cause ! En effet mon départ de Chennai est arrivé bien plus vite que je ne le pensais et je me suis retrouvée débordée par l'organisation. J'avais envie de voyager un peu avant de rentrer en France, puis il fallait que je me mette à postuler pour un nouveau job, il a fallu déménager et organiser l'envoi de mes affaires chez mes parents, tout ça en profitant des derniers moments entre amis... Pfiou !

Je vous écris actuellement de Myanmar (Birmanie) où après avoir parcouru Yangon en long en large et en travers, je me repose 1 journée avant d'entamer un trek de 3 jours entre Kalaw et le lac Inle. Pour le moment je ne suis pas dépaysée, ce pays me rappelle tellement le Laos !

Trêve de bavardages, voici la suite de mes conseils pour voyager en Inde ;)


5) Exemples d’itinéraires dans le Nord de l'Inde

Cet été en 2 semaines avec mon frère nous avons pu visiter une dizaine de villes grâce à une organisation bien chronométrée. 1 mois avant, j’ai booké tous les billets de train, bus et avion de sorte à ce que nous puissions profiter au maximum des villes dans lesquelles nous étions sans perdre de temps à négocier les prix ou merder les horaires. Voici ce que nous avons visité (sauf villes entre parenthèses) :

1) Delhi (+ Varanasi)

Pour y atterrir, prendre la température, tester les premiers restaurants qui vous font envie, être complètement ahuri dans les rues de Old Delhi… Se prendre le clash tradition/modernité en se déplaçant en métro puis en cycle rickshaw, en prendre plein la vue à la grande mosquée (Jama Masjid), se régaler chez Karim’s en sortant, se reposer dans la pelouse de Qtub Minar ou du tombeau d'Humayun…

Les regards peuvent être appuyés, quelques gestes peuvent être déplacés et les curieux très impolis (certains hommes ne se gênent pas pour prendre des photos volées des occidentales avec leurs smartphones. Même dans la cour de la Mosquée… Aussi, il ne faut pas hésiter à leur mettre la honte en les interpellant devant tout le monde dès qu’on les a repérés et leur demander bien clairement de « delete all the pictures » )

Hotel recommandé : tous ceux des rues faisant face à la New Delhi Train Station. Ca va du plus miteux au milieu de gamme, choisissez selon vos goûts et votre budget. Même si c'est un coin propice aux tourist traps, ça reste très bien placé pour visiter plein de choses en un temps record.

Attention : si vous vous rendez à Delhi entre décembre et février, contrairement au Sud il peut y faire très froid ! Les températures chutent vite et l’air se couvre parfois d’une épaisse brume qui entraîne de nombreux retards d’avion.

Varanasi --> je vous invite à (re)lire mon article dédié !

2) Agra

Pour le Taj Mahal bien évidemment ! Je suis de la team « visite dès l’ouverture » ! En effet le Taj ouvre ses portes au lever du soleil et les refermes au coucher. Je m’y suis donc rendue deux fois sur mes 3 visites entre 5 et 6h du matin pour éviter la foule : c’est un vrai plaisir de s’y rendre quand tout est encore calme. Le paysage peut être brumeux et le ciel voilé : attendez que tout se dégage vers 8-9H pour apprécier la blancheur éclatante sous le soleil de cette merveille du monde !

Ensuite, rendez-vous dans le vieux Agra et perdez-vous dans les petites rues. Gardez le nez en l’air : repérez un rooftop qui vous fait envie et reposez vous, face au Taj Mahal !

Le Red Fort est également un incontournable. Je le trouve personnellement bien plus joli que celui de Delhi : prenez 2 bonnes heures pour tout apprécier dans les détails.

3) Pushkar

Comme Varanasi, il s’agit d’une ville sainte Hindoue. Les commerçants peuvent être très agaçants, alors j’ai préféré m’éclipser dans les petites rues de la ville et me balader au calme, à la rencontre des habitants. C’était bien mieux ainsi !

Les chants du Brahman au lever et au coucher du soleil donnent des frissons : n’hésitez pas à vous déchaussez et à descendre les marches des Gahts pour admirer la foule se baigner et prier.

Hôtel recommandé : Hotel Lake View. Ultra cheap. Mais meilleure vue !

4) Jaipur - Jodhpur - Jaisalmer - Udaipur

Ces 4 villes incontournables du Rajasthan valent clairement le détour. Prenez le temps de visiter chacun des forts et des Haveli et n’hésitez pas à négocier un guide pour la journée ou à louer des audioguides dans chaque monument. Ca fait un peu « car de touriste » mais franchement, il y a tellement de choses à apprendre et à découvrir que vous ne le regretterez pas ! Chaque ville a son petit truc en plus (ville rose, ville bleue, ville blanche, désert…), à vous de voir celle qui fera le plus battre votre cœur ;)

C’est dans ces villes que j’ai fait le plus de shopping : à Udaipur un joli sac façon Antik Batik à pompons et miroirs gipsy, à Jodhpur des tonnes de foulards « tie & die » (une spécialité du nord), à Jaipur des bijoux, à Jaisalmer… des space cookies et des bhang lassi (milk shakes à la beu, donc) !

Le Rajasthan est l’un des états les plus touristiques de l’Inde. Armez-vous donc de patience et de bienveillance pour ne pas finir comme moi, à hurler sur les commerçants qui me harcelaient toute la journée à base de « wanna spend your money in my shop m’am ? » ou sur les autorickshaws qui me demandent 3x le prix normal pour se déplacer…

Si vous êtes un peu colérique lorsque vous êtes fatigués ou que vous êtes un peu susceptible, voyagez avec quelqu’un qui vous apaise ;) Mon frère prenait tout de suite le relais, lorsqu’il voyait que j’atteignais le mode « release the kraken » de l’énervement.

Vous vous ferez peut-être arnaquer, vous aurez peut-être une intoxication alimentaire (allez, je l’avoue sans honte : j’étais tellement malade à Jodhpur que lors d’une excursion j’ai fait arrêter notre 4x4 au bord de la route en rase campagne pour courir me cacher dans un fossé avec mon rouleau de PQ à la main), vous allez peut-être vous perdre, votre chambre d’hôtel sera le paradis car propre (ou pas), loin du capharnaum (ou pas), silencieuse et fraîche (ou pas)… Mais même si les routes indiennes sont semées d’embûches, c’est vraiment ce qui fait le charme de ce voyage. C’est impossible de s’ennuyer ne serait-ce qu’une seconde, on revient avec plein d’anecdotes à raconter et au final, tous les coups de gueule se transformeront tôt ou tard en un franc fou rire, je vous le promets !

5) Mumbai (+ Goa)

Perso j’adore Mumbai car c’est la grande ville indienne qui vibre. J’adore le quartier autour de Marine Drive et Colaba, on se croirait dans Jumanji. Les vestiges de l’architecture britanniques sont noircis par l’humidité et les trottoirs défoncés par les racines des banyan trees. Tout est beau, ça sent bon, il se passe plein de trucs partout.

Rendez-vous impérativement au concept store Bungalow 8 pour s’y offrir la crème de la crème des vêtements de jeunes créateurs indiens ou de la déco ultra moderne. Attention, on y fait vite flamber la carte bleue.

Mumbai c’est également le triste contraste entre l’extrême richesse (pensez aux acteurs Bollywood, milliardaires, qui y vivent) et l’extrême pauvreté (plus de la moitié de la population de Mumbai vit dans les bidonvilles ou dans la rue).

Hors de tout voyeurisme, si vous souhaitez vous rendre compte de la réalité des « slums », je vous invite à vous tourner vers la visite du slum de Dharavi organisée par l’ONG Reality Tours & Travels. Les photos y sont strictement interdites, il y a absolument zéro misérabilisme et les guides sont tous de jeunes étudiants ultra marrants qui vous transmettent leur bonne humeur tout au long de la visite. Vous y apprendrez beaucoup de choses et surtout, votre vision de pauvreté ne sera plus celle à laquelle vous croyiez auparavant.

Astuce : achetez des stylos et des cahiers à distribuer aux enfants ou offrez à l’ONG un sac de vêtements à la fin de la visite.

Pour sortir : les fans du livre Shantaram seront ravis de boire une bière fraîche au Café Léopold et tout le monde sera d’accord pour vous conseiller de faire la fête au Blue Frog.

Les hôtels sont bien plus chers à Mumbai que dans le reste de l’Inde, ne soyez pas surpris en découvrant les prix parfois très élevés pour le service proposé.

En 2 semaines ça goupille très bien si vous profitez à fond de vos journées (levés tôt, rentrés à la nuit tombée à l’hotel), nous ne nous sommes sentis frustrés à aucun moment. Des villes comme Pushkar ne nécessitent que 24H sur place, d’autres comme Jaisalmer valent peut-être + le temps de s’y poser si vous souhaitez passer une nuit supplémentaire dans le désert.

Si vous avez 3 semaines (ou +) prévus pour votre voyage, vous pouvez ajouter Varanasi et Goa à votre itinéraire :)

6) Exemples d’itinéraires dans le Sud de l'Inde

A noter que la plupart de ces villes du Nord et du Rajasthan sont d’héritage musulman, perse, moghols… Les grandes villes du Rajasthan sont incroyables à tous les niveaux : architecture, héritage, histoire, culinaire…

Toutefois, hormis Varanasi et Pushkar, ne vous attendez pas à découvrir l’hindouisme et ses temples plus colorés et fous les uns que les autres. Pour cela, mieux vaut vous rendre dans le Sud de l’Inde pour en profiter pleinement !

Voici donc un autre exemple d’itinéraire :

1) Chennai

Bon, ce n'est pas parce que c'est MA ville que je vous la conseille forcément :) Disons que c'est un passage obligé pour commencer la route du Sud et repartir en France ensuite depuis Kochi ou Bangalore. Une fois arrivés à Chennai, ne vous y attardez pas trop : c'est une ville dans laquelle on vit... Il n'y a rien à visiter à part Marina Beach, l'une des plus longues plages d'Asie qui s'étend sur 12km ! C'est un vrai spectacle.
Je vous invite à prendre un hôtel dans le sud de la ville, vers ECR afin de vous rapprocher de Pondichéry lorsque vous reprendrez la route après une bonne nuit de sommeil et une journée d'acclimatation !
Néanmoins si vous voulez quelques adresses shopping :
Fabindia - quartier de Besant Nagar Church : c'est ma boutique indienne préférée, vous y trouverez de magnifiques vêtements ethniques, de la décoration, des foulards, des saris... Les prix sont assez élevés pour l'Inde car la marque est éthique et surtout s'adapte aux coupes à la mode. Vous ne reviendrez donc pas en France avec le sentiment d'être "déguisée", ce qui arrive souvent quand on se surprend à acheter des vêtements ethniques à l'étranger et qu'on réalise hors contexte qu'on ne les remettra plus jamais :)
Cette boutique existe également à Pondichéry, donc ne paniquez pas si vous la loupez à Chennai.
Anokhi - Chamiers Road : il y a 3 boutiques dans ce joli petit bâtiment blanc en fond de cour. 2 au rez-de-chaussée et un à l'étage, à côté d'un café/salon de thé aux accents coloniaux. Leurs pâtisseries sont très bonnes et les jus de fruits toujours frais ! A chaque fois que j'y vais, je dévalise Anokhi pour ses pyjamas et ses nombreux carnets de notes à 2€ pièce. Sans parler des bijoux à l'étage, je me pâme toujours d'envie !

2) Mamallapuram

C'est le petit village de pêcheurs qui rencontre un franc succès auprès des routards ! Nous nous y rendons le week-end pour fuir la pollution et le vacarme de Chennai et c'est un petit havre de paix. Je vous recommande de loger à l'hotel Ideal Beach Resort qui possède sa propre plage privée.
Bon à savoir quand on sait que sur cette côte, les locaux ne sont pas très friands de baignades et que les occidentales en bikini sont regardées avec grande curiosité ;)
Je vais toujours déjeuner au Good Luck Café et ensuite c'est parti pour une séance shopping : bijoux en argent, sandales en cuir faites sur-mesure, pashminas, t-shirts de babos imprimés de divinités hindoues... Comme le tourisme s'y développe doucement mais sûrement, les prix restent assez raisonnables si vous négociez bien (-20% du prix annoncé généralement, sauf si vous estimez que le prix est juste).
Baladez-vous ensuite vers le phare, admirez la jolie petite vue et terminez par un fresh lime soda pour vous désaltérer avant de reprendre la route pour Pondy.

3) Pondichéry

Ha, douce Pondy ! C'est clairement la ville où il fait bon se perdre dans les rues, de se laisser aller à découvrir toutes les petites boutiques et échoppes d'Heritage Town... Vagabonder dans Goubert's Market, craquer pour des tonnes de foulards chez Aroul et se prélasser en terrasse de la Maison Rose ou de la Villa Shanti.
Pour les hôtels, vous n'aurez que l'embarras du choix ! Il y a du très luxe et du plus abordable, mais je vous invite tout de même à regarder du côté du Mango Hill ou du Dune Eco Village pour un super séjour un peu en dehors du centre ville.

Si vous avez le temps, aventurez-vous du côté d'Auroville, un village spirituel et utopique chargé d'histoire !

Relire d'anciens articles de Pondy : ici &

4) Trichy- Tanjore - Madurai

Ce sont des villes typiques du Sud de l'Inde où vos seules activités seront : visiter des temples, manger, visiter des temples, manger... Ah ça, vous allez vous régaler autant au niveau des papilles que des pupilles !
Checkez TripAdvisor avant de sortir vous balader histoire de repérer les sites incontournables et bien diriger vos chauffeurs de rickshaw. Si vous avez le temps, laissez-vous aller à accepter les services de l'un d'entre eux pour la journée (à bien négocier) afin qu'ils vous emmène partout !
Ici, les habitants n'hésiteront pas à vous accueillir à bras ouverts et seront nombreux à vouloir prendre une photo de famille avec vous. C'est souvent demandé très gentiment : acceptez et c'est parti pour dix minutes de fous rires, de serrage de mains et d'interrogatoire sur vous et votre famille ;)

5) Kodaikanal - Munnar

Rendez-vous dans le Kerala, l'un des plus beaux états Indien à mes yeux ! Ici, tout n'est que montagne, nature, thé, calme et ciel bleu (quand ce n'est pas la mousson).
Prévoyez un très long temps de trajet pour rejoindre ces villes, en bus comme en taxi. En effet, ces villages de montagne sont difficile d'accès mais bien desservis grâce au tourisme de plus en plus développé dans la région.
Une fois sur place, profitez-en pour organiser avec votre hôtel des visites afin de ne pas perdre une miette des paysages environnants !
Prévoyez une petite laine : il peut vite faire frais le soir comparé à la douceur chaleureuse de l'après-midi.

6) Kochi - Allepey - Varkala

Après Munnar, vous pouvez rejoindre facilement Kochi. La ville manque un peu d'intérêt malheureusement et 1 journée sur place suffira. Je vous conseille toutefois de vous balader dans le quartier de la Synagogue : on y trouve de très jolies boutiques de bijoux et d'antiquités.
Le coucher de soleil sur les filets de pêche à la chinoise vous offrira une jolie photo "carte postale" ou un beau cliché Instagram ;)

Direction Allepey pour les backwaters. Ca, c'est mon gros coup de coeur du Kerala : bookez en avance ou directement sur place votre "houseboat" qui vous emmènera de 12H à 9h le lendemain matin en croisière à travers les canaux d'Allepey. Les chambres de ces bateaux sont généralement très spacieuses et les plats sont fraîchement cuisinés pour vous par le cuisiner à bord !
Les prix sont assez élevés mais franchement c'est une expérience que vous ne regretterez jamais. J'en garde un super souvenir et pour l'avoir fait deux fois, je ne m'en lasserai jamais !

Ensuite, descendez buller au bord de la plage à Varkala. C'est l'une des rares plages en Inde que j'ai vue aussi impeccable, propre et respectueuse. Là-bas, aucune gêne à faire bronzette en maillot de bain. Bon, le long de la colline (North Cliff) est vraiment blindée de babos à dread en stage de yoga ou de méditation, mais la foule est vraiment éclectique et c'est ce qui fait le charme de cette plage.
Ne logez que sur la cliff, c'est pas cher et la vue est incroyable. Le soir, les fans de poisson et de fruits de mer pousseront des soupirs de bonheur à la vue des étals de poisson fraîchement pêchés le jours et cuisinés rien que pour vous après passage de votre commande !

Villes en extra si vous avez le temps de remonter la côte Ouest : Mysore pour le palais, le bois de Santal et le Marché ainsi que Hampi pour les temples et le patrimoine archéologique classé à l'UNESCO, les balades en mobylette (comme la mienne) à travers les champs et les banana lassi au coucher du soleil.

* * *

Voilà, après cet énorme pavé : je vous laisse digérer toutes ces informations et avant de vite publier la troisième et dernière partie de mes conseils pour voyager en Inde (avant la fin du printemps, promis !) ;)
Retrouvez la première partie ici.

Mes listes et conseils sont non-exhaustifs : n'hésitez pas à partager vos bonnes adresses et témoignages dans les commentaires !

 
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